le compartiment iliofascial

L’aiguille immobile

Bloc iliofascial « sur le terrain » pour fracture de la diaphyse fémorale. Désinfection cutanée et port de gants sont obligatoires. Noter l’utilisation d’une aiguille munie d’un prolongateur, permettant de conserver l’aiguille immobile lors de l’injection de la solution anesthésique (cliché Dr T. Gros).fémoral, obturateur et cutané latéral de la cuisse en raison de l’existence d’une gaine vasculonerveuse commune à ces différents troncs. Cette notion est désormais controversée et, en pratique, le nerf obturateur, qui innerve la partie supéro-interne de la cuisse et les muscles adducteurs de cuisse, échappe souvent à la technique. Ainsi, Spilane [39] rapportait 300 blocs réalisés selon la technique « 3 en 1 » de Winnie et observait quatre blocs seulement dans le territoire du nerf obturateur. Chez l’enfant, Dalens et al. [40] ont confirmé ces faits en montrant par la technique de Winnie et la neurostimulation, l’obtention d’un bloc fémoral dans 100 % des cas et un bloc sensitif obturateur et/ou cutané latéral de la cuisse dans 13 à 20 % des cas seulement. La technique de Winnie ne paraît donc pas la technique de choix dans le contexte de l’urgence. Quant au neurostimulateur, il est rarement disponible en préhospitalier, souvent peu familier aux médecins de l’urgence, sauf aux anesthésistes-réanimateurs rompus aux techniques d’anesthésie locorégionale. Technique modifiée, dite du bloc iliofascial [40] (Fig. 4B) Elle peut être recommandée comme technique de choix en urgence pré- ou intrahospitalière. [18, 30] Elle repose sur un repérage plus latéral du point de ponction, à la jonction 2/3 moyens - 1/3 externe du ligament inguinal en dedans du bord interne des muscles de la face antérieure de la cuisse. [16] À ce niveau, l’aiguille (longueur 50 mm, au mieux munie ’un prolongateur permettant une injection aisée) est introduite en direction du ligament inguinal, avec un angle de 45° par rapport à la face antérieure de la cuisse afin de faciliter la perception du franchissement du fascia lata et du fascia iliaca, perçus comme deux ressauts successifs, avant de parvenir dans l’espace iliofascial où la solution d’AL est injectée. Plus la ponction est interne, plus la perception de ces fascias est ténue car l’un et l’autre se sont amincis. Par cette technique du compartiment iliofascial, Dalens et al., [40] chez l’enfant, rapportaient un taux de succès de 100 % pour le bloc fémoral et de 90 % pour les nerfs cutané latéral de la cuisse et obturateur.

Kit de pression artérielle sanglante

Il est composé de :
• une tête de pression, un cordon de connexion ;
• deux films adhésifs, deux fils à suture avec aiguille droite ;
• un cathéter artériel fémoral 5F, un cathéter artériel radial 3F ;
• un bistouri, une poche de contrepression, une poche de chlorure de sodium 0,9 % (250 ml) ;
• trois paquets de compresses stériles, des paires de gants stériles 7, 7,5, 8, 9, un champ troué stérile, deux plaques de Stéristrip®, deux monodoses de Bétadine®.

Il comprend :
• un plateau en plastique 30 × 30 cm, trois clamps de Barr, un bistouri lame 23, une paire de ciseaux à épisiotomie ;
• deux champs absorbants, un champ stérile 75 × 75 cm, trois sachets de compresses stériles, des paires de gants stériles 6, 7, 7,5, 8, une bande élastique de 4 cm ;
• un bonnet jersey enfant, une couverture métallisée pédiatrique, un raccord biconique pédiatrique ; • des flacons monodose de chlorhexidine et de Bétadine® ;
• un sonde vésicale béquillée CH 12, une sonde d’aspiration CH6/CH8, une poche de recueil d’urines.